jeudi 2 juin 2011

Comment Google s'est planté sur les réseaux sociaux


Ar Press News


L'ancien dirigeant de la firme américaine l'a avoué lui même, le moteur de recherche n'a pas su s'y prendre pour conquérir l'univers du Web social. Voici pourquoi.

"J'ai merdé", a déclaré ce mardi soir, Eric Schmidt, l'ex-PDG de Google. Il a affirmé que c'était à cause de lui que le groupe internet avait négligé le tournant du social il y a quatre ans, permettant à Facebook de devenir leader incontesté de la catégorie. DodgeBall, Jaiku, Google Wave, Google Buzz, autant d'essais et autant d'échecs pour le géant des moteurs de recherches en matière de réseaux sociaux. Depuis des années, ces ratés font parler le Web. Retour en trois liens sur ces échecs.

1. DodgeBall et Jaiku
Comment Google s'est planté sur les réseaux sociaux

A l'occasion de la fermeture de Google Wave, le site Word Stream a réalisé une infographie regroupant tous les plus gros échecs de Google.

WordStream

Il y a six ans, Google commence par racheter des sites qui lui semblent prometteurs dans le domaine des réseaux sociaux: DodgeBall , puis deux ans plus tard, Jaiku. Dans son article surles 15 échecs de Google et ce qu'ils disent sur sa diversification, le blog Presse Citron revient sur ces deux cas particulier. "L'observation de ces deux services est intéressante dans le contexte de 2010 car le premier est un service de géolocalisation (le fondateur de DodgeBall a quitté la start-up depuis pour fonder... FourSquare) et Jaiku ressemblait à Twitter." Ces deux exemples démontrent que Google s'est parfois intéressé trop tôt à un service dans le cas du premier, et trop tard, dans le cas du second.

2. Google Buzz et Google Wave

le bouton Facebook Like est présent sur 4.30% des sites web soit une part de marché 60 fois supérieure à Google Buzz!

Les principaux réseaux sociaux proposent aux éditeurs de contenu d'afficher des boutons de partage et Google a voulut s'y attaquer avec Google Buzz. Le but: concurrencer le Facebook Like et le bouton Twitter qui permettent de recommander des contenus à ses amis ou à son réseau en un 1 clic. Comment ce nouveau service a-t-il été reçu? Le blog Reyt revient sur son lancement en octobre 2010, soit sept mois après les débuts de Google Buzz.

"Pour les éditeurs, l'enjeu est d'afficher les boutons de partage des principaux réseaux sociaux afin de recevoir plus de trafic internet en retour. L'un des indices de la popularité d'un réseau social est donc la présence de ses boutons de partage sur les sites internet. De ce point de vue, Google Buzz est loin de dominer le marché. Au 19 octobre 2010, seuls 0,07% des sites internet affichent un bouton de partage de Google, selon une analyse Builtwith menée sur un million de sites web. A titre de comparaison, le bouton Facebook Like est présent sur 4,30% des sites web soit une part de marché 60 fois supérieure à Google Buzz!". Depuis le service ne semble pas avoir conquit plus d'utilisateurs.

Google Wave quant à lui n'a jamais dépassé le stade de beta test, ouvert uniquement à un public de spécialistes restreint. Son objectif était de maîtriser à la fois le mail, le travail collaboratif et la conversation instantanée. Il s'est avéré trop complexe pour le grand public.

3. Google Me

A l'été 2010 une nouvel rumeur enfle, lancée par Kevin Rose, le fondateur de Digg, sur Twitter: Google retente sa chance, et cette fois-ci le social sera mêlé de ludique avec Google Me. A l'époque le bloggeur Korben pensait qu' "avec Google Buzz, sa gestion des profils et Orkut [réseau social très populaire en Inde et au Brésil], il est vrai que Google a toutes les briques pour lancer son réseau social et aurait tort de s'en priver. Mais convaincre 500 millions de personnes de changer d'outil social ne va pas être de la tarte". Effectivement... Pour le moment toujours aucune nouvelle de la part de Google sur ce service et aucun lancement n'est prévu à l'horizon.







La source : Lexpress.fr

Ils se sont reconnus dans un roman


Ar Press News


Ils se sont retrouvés sous les traits, plus ou moins ressemblants, d'un personnage de fiction. A la veille du procès d'Agathe Borne contre PPDA pour violation de la vie privée, ces "héros", souvent involontaires, témoignent. Entre colère et assentiment.
"Je ne ressens rien du tout et je vous demande de ne pas insister !" A l'évidence, Claude Lanzmann ne tient pas à s'exprimer sur La Dernière Femme de sa vie (Stock), un roman de Christine Fizscher, paru en janvier, dont la narratrice, jolie quadragénaire, évoque sans fard sa relation torride, neuf ans durant, avec un certain André Markhem. Or l'auteure sème quantité d'indices désignant clairement le réalisateur de Shoah comme le modèle de cet homme de 74 ans : proche de Sartre, ex-amant de Simone de Beauvoir, de dix-sept ans son aînée, directeur d'une revue et écrivain, lecteur de Gérard de Villiers, etc. Mais si le portrait est souvent flatteur, rien ne nous est épargné de l'intimité d'André Markhem et de ses marottes sexuelles... Ah, les joies de l'autofiction ! Depuis que Serge Doubrovsky a lancé ce concept en 1977, on ne compte plus les écrivains prompts à se mettre en scène et à entraîner leur entourage dans la ronde. Mais qu'éprouvent ces "modèles" dont le romancier s'inspire, exhibant des pans de leur intimité, leur prêtant des traits et des actes précis, avec ou sans leur consentement ?

"Modiano a vécu ce roman comme une souillure"

La plupart d'entre eux font profil bas et gardent bouche cousue. C'est le cas d'Astrid, ex-maîtresse du narrateur de Come Baby (Mille et Une Nuits), le dernier roman très autobiographique de Patrick Besson ; de "Monsieur", chirurgien et amant ô combien libertin de Mr (Denoël), première fiction d'Emma Becker. En revanche, Patrick Modiano, lui, est sorti de sa réserve : il n'a pas du tout apprécié que Marie Lebey s'empare de sa vie dans Oublier Modiano (Léo Scheer). Peu sensible à cet exercice d'admiration de la part d'une femme qu'il n'a jamais rencontrée, l'auteur de La Place de l'étoile a vigoureusement protesté de se voir attribuer des souvenirs d'enfance et des spéculations sur sa vie privée. Dans une lettre à l'éditeur, son avocat, Laurent Merlet, dit combien le célèbre écrivain a été "profondément choqué" par les sentiments qui lui sont prêtés à la suite d'événements douloureux, comme la mort de son jeune frère Rudy à l'âge de 10 ans. Me Merlet précise : "Patrick Modiano a vécu ce soi-disant roman comme une souillure, car il induit une véritable confusion. Lui-même n'a jamais livré dans ses ouvrages le moindre commentaire d'ordre "psychologique", comme s'y autorise cette dame, sur ses relations familiales. Il s'en est toujours tenu à exposer les faits, uniquement les faits, avec sobriété." Chez l'éditeur, on se dit "très embêté, gêné, attristé", et on souligne que "Marie Lebey a voulu signifier que, grâce aux livres de Modiano, elle a pu surmonter ses chagrins". Si Patrick Modiano "n'est pas un censeur", selon son avocat, et n'exige pas la saisie du livre, "nous espérons que l'éditeur saura prendre ses responsabilités". Tiré à 2 000 exemplaires, lancé dans une période creuse, Oublier Modiano ne disparaîtra pas des rayonnages, mais il ne sera probablement pas réimprimé.

"Je savais bien qu'Angot allait écrire sur moi"

D'autres "modèles" ont d'emblée saisi la justice, à l'instar d'Agathe Borne, qui attaque Patrick Poivre d'Arvor pour atteinte à l'intimité de la vie privée et contrefaçon : dans son roman épistolaire Fragments d'une femme perdue (Grasset), paru en 2009, l'ex-présentateur de TF1 transpose clairement son idylle avec la jeune femme, qui l'avait quitté un an auparavant, et va jusqu'à reproduire certaines de ses lettres. Agathe Borne ne souhaite pas s'exprimer avant le procès, prévu le 8 juin, mais elle a dû se réjouir d'apprendre que son ancien amant vient d'être débouté de sa plainte contre France Dimanche et condamné à verser 2 000 euros au journal. Or PPDA en réclamait 15 000 à l'hebdomadaire pour avoir publié un article sur Fragments d'une femme perdue faisant état du caractère très autobiographique du livre...

En 2003, Yves Mézières a également eu recours aux tribunaux, reprochant à son épouse Camille Laurens d'utiliser son prénom et celui de leur fille dans L'Amour, roman (P.O.L), et s'indignant qu'elle l'ait montré en mari cocu. Les prénoms ont été changés dès le deuxième tirage, Yves Mézières a été débouté. "Tout ce qui est dit sur vous est vrai, mais isolé, objectivé, sorti de son contexte. C'est ça qui est dur", confie-t-il aujourd'hui, après avoir longuement écrit sur cette affaire dans son livre Mosaïque de seuil (Tawbad), passé totalement inaperçu en 2009. Yves Mézières y évoque notamment "la nausée" que lui a causé L'Amour, roman : "C'est la première fois de ta vie que cela t'arrive, qu'une lecture te rende réellement malade." Le journaliste Pierre-Louis Rozynès, nommément cité dans Pourquoi le Brésil ? (Stock), de Christine Angot, dont il a partagé la vie, ne s'en est pas offusqué : "En m'approchant d'elle, je savais pertinemment qu'elle allait écrire sur sa vie, donc sur moi. Angot ne m'a pas pris de court et m'a fait lire son manuscrit au fur et à mesure. Je lui ai seulement demandé de changer un prénom. Pour le mien, j'ai réfléchi, j'ai préféré qu'elle le garde. Intellectuellement, ça a forcément nourri ma curiosité et mon narcissisme, mais psychologiquement, c'est compliqué à encaisser. Si on se fait tirer le portrait par Picasso, on ne se plaint pas d'avoir le nez à la place d'une oreille ! Au final, Pourquoi le Brésil ? est l'un de ses meilleurs livres. C'est la seule question qui vaille."







La source : Lexpress.fr

Un navire de réfugiés libyens coule au large de la Tunisie


Ar Press News


Quelque 250 disparus: c'est le lourd bilan du naufrage d'un navire de réfugiés libyens en route vers l'île de Lampedusa.
Plus de 200 personnes ayant fui la Libye sont portées disparues au large des côtes tunisiennes. 570 autres ont été secourues alors qu'elles tentaient de rejoindre l'île de Lampedusa, en Italie, à bord d'une embarcation qui transportait environ 800 personnes.
Les autorités font, pour l'instant, état de deux morts.
La garde maritime et l'armée tunisiennes sont engagées depuis mercredi dans des opérations de secours pour ramener à terre les émigrants.
L'embarcation surchargée, qui s'est enlisée dans un banc de sable mardi, à 36 km au large des îles tunisiennes de Kerkennah (sud), a chaviré après des bousculades pour tenter de monter à bord des petits bateaux de sauvetage dépêchés par les autorités.
Parmi les personnes secourues, près de 200 ont déjà été transférées vers le camp de réfugiés de Choucha, à 8 kilomètres de la frontière tuniso-libyenne. Ils doivent être rejoints par les autres migrants ayant réchappé au naufrage.







La source : Lexpress.fr

Roland-Garros: pas de finale pour Marion Bartoli


Ar Press News


La Française a été battue par la tenante du titre Francesca Schiavone. La finale oppose samedi l'Italienne à la Chinoise Na Li, tombeuse de Maria Sharapova.
Certains rêves ne se réalisent pas. En tout cas pas tout de suite. Marion Bartoli a confié lors de ce Roland-Garros que gagner la finale de la plus prestigieuse terre battue de France, c'est à dire chez elle, est l'un de ses rêves. Pour qu'il devienne réalité, il faut dorénavant attendre au moins un an. Francesca Schiavone peut elle défendre son titre de 2010 après avoir battu en demi-finale la Française de deux sets plus accrochés qu'il n'y paraît (6-3, 6-3).
Les deux joueuses sont rentrées immédiatement dans leur match, l'une et l'autre conservant leur engagement. Le ciel bleu s'accompagne sur le central d'un vent tourbillonnant qui ne cesse de la partie. Bartoli domine les échanges grâce à la profondeur de ses frappes sans pouvoir concrétiser d'un break. L'Italienne s'agace un peu, tout en variant ses coups, entre lifts, amortis et slices. Cela finit par payer. Bartoli balbutie son service et Schiavone convertit une seconde balle de break pour mener 5-3 et prendre le set.
Le Central encourage la Française de ses "Marion Marion", tandis que le clan de l'Italienne alterne les "Forza Schiavone" et "Seven Nation Army" des White Stripes. La numéro 9 mondiale convertit l'unique balle de break qu'elle obtient de la partie pour mener 2-0 dans le 2e set. L'Italienne (5e), qui varie toujours autant ses coups, arrive à emmener la Française dans des rallyes où elle est moins à son aise, prenant deux fois sa mise en jeu.
Alors qu'elle perd 5-3, Bartoli, en mal de solutions, donne 3 balles de match à une Schiavone des grands jours, clairement plus forte. Quelques secondes plus tard, l'Italienne peut récolter de la main une terre qu'elle embrasse, comme à son habitude. Une terre sur laquelle elle va défendre samedi son titre face à Na Li, tombeuse plus tôt de la Russe Maria Sharapova (6-4 7-5). La deuxième finale de la saison pour la Chinoise après celle perdue contre Clijsters lors du dernier Open d'Australie.







La source : Lexpress.fr

Dominique Baudis choisi pour être Défenseur des droits ?


Ar Press News


C'est le Monde qui révèle l'information jeudi sur son site internet. Le député européen UMP Dominique Baudis aurait été choisi pour le poste de Défenseur des droits, nouveau personnage institutionnel cumulant plusieurs fonctions relatives aux libertés fondamentales. Contacté, l'Elysée n'a pas confirmé l'information, déclarant qu'aucune décision n'avait été prise.
Concrètement, le Défenseur des droits devrait regrouper les fonctions de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). L'ancien maire de Toulouse, âgé de 64 ans, serait le premier titulaire de ce poste, créé cette année malgré les critiques sur son manque supposé d'indépendance et de moyens. Il devrait être nommé en conseil des ministres mercredi prochain, écrit Le Monde, qui cite des sources concordantes proches de la présidence.

Président du CSA

Contacté, l'ancien maire de Toulouse n'a pas démenti l'information du Monde.fr : "Il s'agit d'une hypothèse tout à fait envisageable", a-t-il déclaré. L'ancien maire centriste, 64 ans, a expliqué qu'il avait rencontré le président et que cette hypothèse avait été évoquée. Mais, a-t-il souligné, il appartient à Nicolas Sarkozy de prendre une décision finale en la matière et de l'annoncer.
Ancien journaliste, Dominique Baudis s'était engagé en politique dans les années 1980 sous l'étiquette centriste. Il a été élu en 1983 maire de Toulouse, un mandat déjà occupé par son père et où il est resté jusqu'en 2000. Il a été ensuite président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (2001-2007) et de l'Institut du monde arabe (2007-2009). En 2009, il a repris la politique et s'est fait élire au Parlement européen. Dominique Baudis a été en 2003 victime d'une calomnie avec les déclarations de deux prostituées l'accusant de collusion avec le tueur en série Patrice Alègre. Ces affirmations ont été réduites à néant et les accusatrices ont fini en prison.
Le socialiste Jack Lang avait été cité pour le poste de Défenseur des droits mais selon Le Monde, ses déclarations sur l'affaire de tentative de viol présumée imputée à Dominique Strauss-Kahn l'ont disqualifié pour l'Elysée. Il avait critiqué le placement en détention de "DSK" en estimant qu'il n'y avait "pas mort d'homme".







La source : TF1.fr

mercredi 1 juin 2011

Légumes contaminés : une mort suspecte en France, l'épidémie s'étend en Allemagne


Ar Press News


Un homme de 47 ans est mort subitement quelques heures après avoir mangé un sandwich à Saint-Dié (Vosges), a-t-on appris, mercredi 1er juin. Les autorités n'ont pas formellement établi de lien avec la bactérie tueuse, qui sévit notamment en Allemagne.
La victime, commercial de profession, avait consommé lundi midi un sandwich jambon-beurre contenant de la salade et des tomates dans une brasserie de Saint-Dié, puis avait été violemment pris de maux de ventre, nausées et vomissements.

"Nous n'avons pour l'heure pas d'explication médicale à cette mort", a indiqué le procureur d'Epinal, Bernard Marchal, qui a ouvert une enquête et demandé une autopsie, qui était en cours mercredi soir.

"IL EST ÉVIDENT QU'IL EST MORT BIZARREMENT"

Mardi, une équipe de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations du département des Vosges a en outre mené des prélèvements dans le restaurant de Saint-Dié. "Il est évident qu'il est mort bizarrement, curieusement, ce qui inspire la circonspection", a-t-il ajouté. La fille de la victime, âgée de 16 ans, avait par ailleurs mangé le même sandwich et ne souffre d'aucun symptôme.

Mercredi, l'épidémie de diarrhée partie d'Allemagne et qui s'étend en Europe s'est encore aggravée, avec une nouvelle mort, qui porte le bilan à dix-sept, et des centaines de nouveaux cas en Allemagne, directement imputables à la bactérie Escherichia coli (lire la fiche de danger microbiologique, document PDF). Rien qu'en Basse-Saxe et au Schleswig-Holstein, deux cents nouveaux cas ont été signalés par les autorités médicales, portant le total à mille neuf cents cas depuis début mai, d'après l'agence allemande DPA.

"Nous enregistrons une nouvelle poussée de cas de contamination", a déclaré à Hambourg Cornelia Prüfer-Storcks, responsable de la santé de la ville hanséatique, un des principaux foyers de l'épidémie, où le nombre total des malades est monté à six cent soixante-huit, soit cent dix-neuf de plus que la veille. L'Union européenne est confrontée à "une crise grave" et tout doit être mis en œuvre pour identifier le plus rapidement possible la cause de l'épidémie, a de son côté déclaré le commissaire européen chargé de la santé, John Dalli.

"CRISE DE CONSOMMATION"

La Commission européenne, qui dans la soirée de mercredi a levé l'alerte aux concombres espagnols, parle aussi de "crise de consommation partout" en Europe, avec "une diminution radicale de la consommation de fruits et légumes, et pas seulement des concombres", selon un de ses porte-parole. L'Espagne, les Pays-Bas, dont la production de primeurs avait été mise en cause au début de l'épidémie, mais aussi l'Allemagne réclament des aides de l'Union européenne face à l'effondrement de leurs ventes dans ce secteur.

Les autorités sanitaires de Hambourg ont reconnu mardi avoir fait fausse route après avoir soupçonné des concombres espagnols d'être le vecteur de la contamination. Du coup, l'Espagne envisage de porter plainte contre Hambourg.

Les recherches ont recommencé avec de nouveaux outils pour lutter contre une des plus graves épidémies de ce type jamais observées dans le monde. Elle se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU). L'institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques a annoncé avoir mis au point un nouveau test, en coopération avec des chercheurs français de l'agence nationale de la sécurité sanitaire, pour détecter la bactérie dans les aliments.

À LA RECHERCHE DE LA SOURCE DE LA CONTAMINATION

"Nous espérons que ce test contribuera à découvrir la source de la contamination par la souche 0104:H4 de la bactérie Ehec et à retirer rapidement du marché les aliments à risque", a déclaré le directeur de l'institut, le Pr Andreas Hensel, dans un communiqué. L'université de Münster avait annoncé la veille avoir conçu un autre test, qui permet selon elle d'identifier la bactérie mortelle dans un délai de quatre à vingt-quatre heures.

De nouveaux cas continuent d'être signalés dans le reste de l'Europe, notamment aux Pays-Bas, et jusqu'aux Etats-Unis. Tous les malades ont apparemment transité par l'Allemagne. Dix-sept morts ont été signalées par les autorités médicales allemandes et en Suède, où la première en dehors de l'Allemagne a été constatée mardi.

A Hambourg, les autorités sanitaires poursuivent les prélèvements dans les restaurants, les marchés et les magasins pour essayer de découvrir les vecteurs de la bactérie. La ville a lancé des appels aux dons de sang. L'Institut Robert-Koch maintient ses recommandations contre la consommation de salades, de tomates et de concombres crus.







La source : Lemonde.fr

Deux témoins disculpent Yvan Colonna dans l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella


Ar Press News


Paul Donzella, 54 ans, n’est pas du genre à tergiverser. Il parle dans une langue qu’on croirait écrite par Michel Audiard. Cet homme de 54 ans à la chevelure blanche est restaurateur à Cargèse (Corse du sud), le village de la famille Colonna qu’il connaît depuis toujours. Le voilà, qui plante sa silhouette massive, mercredi 1er juin face à la cour d’assises de Paris où Yvan Colonna comparaît pour l’assassinat du préfet Claude Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio et l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse du sud) le 6 septembre 1997.
En janvier 2005, M. Donzella a déclaré aux policiers, puis au juge Gilbert Thiel, que le 6 septembre 1997 entre 22 heures et 23 heures 15, Yvan Colonna mangeait dans son restaurant. Quoique tardif, ce témoignage est capital dans l’affaire qui concerne l’attaque de la gendarmerie. Si ces déclarations de M. Donzella sont exactes, Yvan Colonna ne peut pas avoir participé à l’opération de Pietrosella, au cours de laquelle l’arme qui servira à tuer le préfet Erignac cinq mois plus tard a été dérobée. Cette attaque s’est déroulé aux alentours d’une heure dans la nuit du 6 au 7 septembre et il est physiquement impossible d’être à Pietrosella à une heure si l’on a été vu à Cargèse à 23 heures 15. Il faut au minimum une heure et demi pour effectuer le trajet entre ces deux localités.
Aussi, Paul Donzella sait l’importance de son témoignage. « Je m’en souviens très bien, dit-il, parce que Cargèse est un petit village où tous le monde se connaît. Le lendemain j’ai appris l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella. Et ce soir là Yvan Colonna était le seul nationaliste dans le restaurant. » Et lorsque l’avocat général Alexandre Plantevin remarque qu’il lui a fallu « sept ans pour s’en souvenir », M. Donzella se fâche : « Là vous êtes en train de me donner une leçon de morale. »
Au président de la cour Hervé Stephan qui lui demande pourquoi il n’a pas fait mentionner sur le procès verbal que son audition à la gendarmerie de Cargèse le 18 janvier 2005, avec le commandant de la DNAT Georges Lebbos, a été houleuse, il répond : « Je vends des entrecôtes, je fais pas des procès verbaux. » Et lorsqu’il raconte que le même Lebbos lui a empêché d’aller chercher ses lunettes, préférant lui prêter les siennes afin de relire sa déposition, il a ce mot : « Lebbos a l’œil gauche très faible. J’ai relu ma déposition d’un œil. » Et si le président insiste, la répartie fuse : « je suis pas là pour faire un procès antiterroriste. Je suis restaurateur. »
Alors M. Donzella a-t-il fourni un faux alibi pour disculper Yvan Colonna dans l’attaque de la gendarmerie, comme l’accusation le sous-entend ? Sûrement pas, proteste-t-il. « J’en ai pas fait état plus tôt parce que j’avais rien à dire. »
Juste avant son témoignage, la cour a entendu celui de Sylvie Cortesi, 42 ans. Elle aussi, assure que le 6 septembre 1997 en début de soirée Yvan Colonna était à Cargèse. Son fils et le sien jouaient sur la place du village, tandis qu’elle et l’accusé bavardaient ensemble. « Je suis sûre et certaine qu’il était sur la place ce soir-là » a-t-elle répété.
Week end de l’Ascension oblige, l’audience s’interrompt pour quatre jours. Elle reprendra lundi 6 juin. Ce jour-là, la cour se déplace à Ajaccio avec l’accusé, en présence des experts balistiques, d’un médecin légiste et de Pierre Alessandri, le seul condamné qui a accepté de fournir quelques indications sur le déroulement des faits.







La source : lemonde.fr

Pas de lâcher d'ours cette année dans les Pyrénées


Ar Press News


Le gouvernement a renoncé à lâcher un ours dans les Pyrénées malgré ses engagements antérieurs, tranchant en faveur des opposants à sa réintroduction et contre ses défenseurs, pour lesquels cette décision signe l'arrêt de mort de l'animal dans l'ouest du massif.
Ce sont les organisations favorables à la réintroduction de l'ours, sur le qui-vive depuis des semaines, qui ont divulgué les premières la nouvelle : après de longs et apparemment délicats arbitrages auxquels Nicolas Sarkozy lui-même a présidé selon elles, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé de ne pas autoriser le lâcher annoncé en 2010 pour ce printemps par sa devancière à l'écologie, Chantal Jouanno.
Il ne s'agissait que de remplacer l'ourse Franska, tuée dans un accident de la route en 2007, par une autre femelle qui aurait été introduite dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques), et en aucun cas de renforcer les effectifs de l'ours – d'une vingtaine actuellement –, une perspective insupportable pour les adversaires du plantigrade.

UNE POPULATION VIABLE D'OURS, "OBJECTIF À ATTEINDRE"

Mais, a expliqué le ministère, Mme Kosciusko-Morizet a préféré ne pas accabler encore les éleveurs déjà touchés par la sécheresse. Il a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un renoncement total, que la France était tenue par des engagements internationaux sur la biodiversité et que la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées restait un "objectif à atteindre".
Ces assurances n'ont pas apaisé le sentiment de trahison des pro-ours, qui attendaient le gouvernement au tournant et pour lesquels il a fait passer ses intérêts électoraux en 2012 avant ses engagements envers la nature.
Quinze ans après la première réintroduction d'ours dans un massif qu'ils écumaient autrefois en grand nombre, "le refus de lâcher ce printemps une ourse en Béarn est un reniement de la parole de l'Etat, qui signe l'arrêt de mort de l'ours en Béarn, où il est présent depuis des millénaires",
s'est émue l'association Pays de l'ours-Adet, l'une des plus actives pour la défense de l'animal.
Il ne subsiste plus que deux ou trois mâles sur le versant occidental des Pyrénées. Ne pas y lâcher une femelle au plus vite, c'est condamner ce noyau, disent les pro-ours. En l'état actuel, la population de l'ours sur l'ensemble des Pyrénées n'est même pas viable, disent-ils.
Pour les anti-ours en revanche, un seul ours de plus, c'est encore un de trop. Pour eux, la présence de l'animal, un carnassier toujours susceptible de s'attaquer aux troupeaux, est incompatible avec le pastoralisme ; elle l'est plus globalement avec le développement de l'économie locale.







La source : Lemonde.fr

Rentrée 2011 : cours le matin, sport l’après-midi ?


Ar Press News


Le mot du jour : « école »

À la rentrée 2011, le programme « Cours le matin, sport l’après-midi » s’étendra à de nouveaux collèges et lycées français. Mis en place en 2010, ce rythme scolaire existe dans une centaine de collèges, et c’est un succès ! Par conséquent, le gouvernement a décidé d’en faire profiter 15 000 nouveaux élèves à la rentrée prochaine.

L’@ctu du jour :

Si tu es en CM2, sache qu’à la rentrée prochaine tu pourras peut-être avoir cours le matin et sport l’après-midi. On croit rêver, mais c’est bien vrai !
Le programme « Cours le matin, sport l’après-midi » a été mis en place dans 125 collèges et lycées français. Principalement en sixième et en cinquième. Il semblerait qu’il ait porté ses fruits. D’après les proviseurs (les directeurs d’école), les élèves se sentent mieux, et l’ambiance dans les cours de récré est meilleure.
C’est pourquoi, dès la rentrée scolaire prochaine, le gouvernement a décidé d’appliquer ce programme dans 125 lycées et collèges supplémentaires. Le principe est simple : les cours ont lieu le matin de 8 h 30 à 13 h 30, et l’après midi est consacré à des activités sportives. Les élèves ont en moyenne cinq heures de sports supplémentaires par semaine.
Seul hic, la mise en place est parfois difficile. Car pour faire du sport, il faut des équipements (piscine, gymnase, terrains de sport) et des personnes pour s’occuper des élèves. Cela demande une nouvelle organisation. Et puis, tout le monde n’est pas sportif… Certains élèves préféreront avoir cours toute la journée plutôt que de courir sur un terrain de basket.
Mais d’ici à la rentrée prochaine, les proviseurs auront eu le temps de discuter avec les parents et les élèves pour orienter les plus motivés dans des classes sportives !
Et toi, tu serais tenté par des cours le matin et du sport l’après-midi ?

Le mot du jour : « école »

« École » vient du grec « skholê » qui veut dire « loisirs ». Eh oui, chez les Grecs, le savoir était associé aux loisirs ou aux plaisirs ! Celui qui s’instruisait avait plus de chances de devenir un homme libre. L’école, c’est donc le lieu où l’on apprend une ou plusieurs disciplines. Dans ton école, tu apprends à lire, à écrire ou à compter, mais aussi à réfléchir sur le monde qui t’entoure, et même à courir après un ballon !







La source : 1jour1actu.com

La science de l'optimisme


Ar Press News


"Nous aimons penser que nous sommes des créatures rationnelles. Nous surveillons nos arrières, nous soupesons les probabilités, nous prévoyons un parapluie. Pourtant, les neurosciences et les enquêtes sociales montrent que nous sommes plus optimistes que réalistes. On s'attend généralement à ce que les choses se passent mieux que la manière dont elles ont débuté. Les gens ont tendance à largement sous-estimer les probabilités de divorcer, de perdre leur emploi ou d'avoir un cancer. Ils s'attendent à ce que leurs enfants soient extrêmement doués, ils pensent pouvoir être capables de réaliser plus de choses que leurs pairs et ils surestiment grandement leur espérance de vie (parfois de 20 ans ou plus)", explique le magazine américain dans son édition datée du 6 juin.






Sans dirigeant, point de salut ?


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“Los indignados” (“les indignés”) qui protestent à Madrid contre la classe politique ressemblent aux “grillini” italiens [du nom de Beppe Grillo, figure de la satire politique italienne et leader d’un mouvement contestataire, apolitique et citoyen dont la vitrine politique est le “Movimento 5 stelle” – Mouvement 5 étoiles –, qui a fait de bons scores aux dernières élections locales], mais sans dirigeant. Ils n’ont rien à voir avec les révoltes arabes. Les “indignés” sont descendus dans la rue pour la première fois dimanche dernier, le 15 mai, d’où leur nom de mouvement du 15-M. Ils étaient 20 000 : une manifestation importante, mais qui n’a d’abord eu, sans surprise, qu’un retentissement limité. L’Espagne est en effet habituée à des manifestations de grande ampleur : l’année dernière, la manifestation contre l’extension de la loi sur l’avortement a rassemblé 250 000 personnes à Madrid ; le 29 septembre, les syndicats ont mobilisé un million et demi de manifestants, essentiellement dans la capitale. Le phénomène a émergé les jours suivants, quand les manifestations se sont prolongées. Il a surtout grandi à mesure que certains politiques commençaient à entrevoir la possibilité de se servir de la contestation comme d’un outil électoral.





Instrumentalisation

Le candidat socialiste à la présidence de la région madrilène s’est empressé de déclarer sa sympathie aux manifestants, dans l’espoir de les instrumentaliser contre sa rivale Esperanza Aguirre. Dans le même temps, des représentants de la droite soulignaient que ces manifestations n’étaient pas dirigées contre le système, mais contre le gouvernement, contre la crise économique, à laquelle Zapatero n’a pas su donner de réponse adéquate. En somme, les hommes politiques ont cherché à caresser les “rebelles” dans le sens du poil et à se montrer sous leur meilleur jour, rien de plus. La comparaison avec les manifestations arabes avancée par certains journaux semble donc hors de propos. Le mouvement espagnol n’affronte pas un régime totalitaire prompt à serrer les rangs pour mieux l’écraser, mais un régime démocratique qui cherche instinctivement à l’absorber. Comme tout système démocratique en pareil cas : peut-être légèrement dépassé au début, mais capable peu à peu de s’adapter pour mieux l’englober, susceptible d’accueillir certaines de ses exigences et de neutraliser les autres. A y regarder de plus près, le mouvement du 15-M de la place de la Puerta del Sol rappelle, plus que celui de la place Tahrir [au Caire], le Mouvement 5 étoiles italien, lui aussi né d’une ­manifestation antipartis, le “V-Day” de 2007 [ou “Vaffanculo-Day”, une journée de contestation populaire qui avait eu lieu avec succès le 8 septembre 2007 dans de nombreuses villes italiennes à l’initiative de Beppe Grillo].





Une révolte spontanée

Les deux mouvements veulent en outre éviter toute récupération et se présentent comme des mouvements antipartis et antisystème. Enfin, le Mouvement 5 étoiles s’est petit à petit fait l’écho d’autres luttes sur des sujets disparates (des lignes à grande vitesse aux incinérateurs de la région napolitaine). Le mouvement du 15-M a lui aussi déjà ajouté à ses revendications l’abrogation d’une série de lois : le processus de Bologne sur la réforme du système universitaire, la toute récente loi sur l’économie durable, et même la loi antitabac qui interdit depuis janvier de fumer dans les espaces publics. Pour synthétiser, ces mouvements rassemblent des déçus de la politique, des “indignés” qui se limitent à manifester un malaise général envers la classe politique au pouvoir sans proposer d’alternative organisée.





Il manque cependant au mouvement espagnol un meneur à la Beppe Grillo et la force mobilisatrice qu’a pu avoir le V-Day auprès des célébrités et des intellectuels. Voilà toute la différence entre les deux mouvements. La révolte espagnole n’en est que plus spontanée et authentique, mais elle pourrait avoir du mal à se structurer en comités et en listes électorales sur le modèle italien. Est-ce un bien ou un mal pour les jeunes et pour la politique espagnole ? Difficile de répondre : si le Mouvement des 5 étoiles est désormais installé depuis quatre ans dans le paysage politique italien et a remporté des succès électoraux intéressants, les progrès sont presque nuls en regard des exigences initiales. Mais ce sont les règles de la démocratie, et mieux vaut s’en accommoder : les révolutions arabes qui ont renversé des régimes entiers ont causé des milliers de morts et provoqué un grand chaos politique et social, des situations complexes dont les conséquences ne seront ni simples ni rapides. Souhaitons que les mouvements rebelles de ce côté de la Méditerranée finissent par emprunter d’autres voies pour peser politiquement, sans relâcher la pression. Ce serait un succès et non un échec pour leur action, et, somme toute, pour nos démocraties.






A la fin, c'est toujours Blatter qui gagne


Ar Press News


On aurait bien aimé citer les noms des gens tout à fait éminents qui, cette page une fois tournée, fustigent avec vigueur la Fédération internationale de football (FIFA) et le contexte spécialement gratiné dans lequel Joseph Blatter s'apprête – une fois encore – à remonter sur son trône. On aurait bien aimé mettre des visages sur ce flot d’indignations envers un système où la corruption semble aller de soi, où les intérêts particuliers de quelques hauts fonctionnaires priment sur le développement global du jeu le plus populaire de la planète.
3005LeMatin.jpgMais non, au royaume de l’innommable, on n’affirme rien qui puisse fâcher, ou alors sous couvert du plus strict anonymat. Dans sa stratégie de communication, la FIFA prône à longueur d’année la transparence, l’amour du jeu et le respect de l’autre. En coulisses, elle magnifie l’opacité, elle inspire la peur et suscite la délation… en catimini. Et à la fin c’est toujours Sepp Blatter qui gagne; comme le FC Sion lorsqu’il dispute la finale de la Coupe de Suisse.
Le football a ses raisons que la raison ignore, qu’on plonge dans la magie d’un triomphe ou dans les dossiers les plus sombres d’une instance dirigeante qui ne montre pas l’exemple. Ce dimanche, tandis que le Comité d’éthique de la FIFA, dont l’indépendance reste toujours à prouver, livrait ses conclusions à Zurich à propos des derniers règlements de compte qui secouent la maison mère du ballon, du côté de Bâle, les joueurs sédunois entretenaient leur légende en remportant leur douzième finale de Coupe en autant de participations.
Ce lundi matin, grâce au football, toute une région s’est réveillée tête lourde et cœur léger. Tout un canton, le Valais, plane dans les effluves enivrants d’une interminable épopée, nourrie par une passion à nulle autre pareille. Ce matin, c’est le beau visage du sport roi qui rayonne jusqu’au fin fond du Vieux Pays, à Ulrichen, où Sepp Blatter a vu le jour il y a 75 ans. Mercredi [1er juin], ce dernier conservera malgré tout les rênes de la FIFA. Il est un autre visage du football mondial. Celui qu’on dénigre volontiers, mais jamais en pleine lumière. C’est sans doute cela qu’on appelle inspirer le respect.






A Tripoli, il suffit d’un peu de peinture


Ar Press News


Dans un atelier situé dans le quartier est de Tripoli, un jeune mécanicien du nom d’Ahmed cache ses armes : trois pots de peinture et une boîte de ballons. Après trois mois d’entraînement, il est capable de peindre l’ancien drapeau de la monarchie libyenne sur des ballons et des morceaux de tissu en moins de deux minutes. Mais il se garde bien d’entreposer ce genre de propagande.
Le drapeau rouge, noir et vert orné d’un croissant de lune blanc a été adopté par les rebelles dans l’est du pays. Les régions encore fidèles à Muammar Kadhafi l’ont en horreur. Les descentes de police sont très fréquentes dans le quartier de Tajura, en périphérie de la capitale, et il est donc très dangereux de stocker ce genre de matériel. “Si je suis pris, je vais disparaître, lance Ahmed. Depuis le 17 février, beaucoup de ceux qui ont osé défier le régime ont été arrêtés.” A Tripoli, d’autres opposants partagent les mêmes craintes. “Je n’aime pas Kadhafi. Personne ne l’aime, d’ailleurs, dit un marchand dans la banlieue de Souk Al-Juma. Mais nous ne sommes pas dans l’est. Ici, il est puissant. A Benghazi, de toute façon, ils ont toujours été contre lui.” A Souk Al-Juma, les dissidents ont pris des initiatives originales pour rallier les gens à leur cause : lancer des pigeons aux couleurs du drapeau rebelle et attacher des ballons à la queue des chats. “Le problème, c’est que les chats étaient immédiatement pris pour cible par les militaires, dit un habitant de Souk Al-Juma qui se fait appeler Mahmoud. Aussi ce projet a été abandonné.” Autre projet au point mort chez les rebelles – provisoirement du moins –, marcher sur la capitale libyenne à partir de Benghazi. Plus de trois mois après le début de la révolution, la capitale reste toujours hors d’atteinte. Les opposants au régime n’osent pas y paraître à découvert et se cachent derrière des pigeons et des chats. Cette résistance timide n’est pas près de faire tomber le régime. “Au début, les choses étaient différentes, dit Mahmoud. Le 17 février, quand nous avons entendu parler des soulèvements dans l’est et ensuite des massacres, nous avons marché sur Green Square [le centre névralgique de Tripoli] et nous nous y sommes installés. J’ai déchiré un énorme poster de Kadhafi. C’était un geste très fort.”
Alors que le printemps arabe a en­flammé toute la région, Tripoli vit encore sous une chape de plomb. Dans le dédale des marchés et des ruelles de la vieille ville, l’opposition à Kadhafi est évoquée à demi-mot, comme un secret de famille honteux. Dans cette banlieue, les yeux restent baissés. Les rebelles de l’est du pays et leurs partisans du Caire affirment que ces quartiers sont le lieu d’affrontements nocturnes entre les partisans de Kadhafi et les hommes armés de l’opposition. Il est impossible de confirmer ces informations. Personne ne peut en témoigner ni à Souk Al-Juma, ni à Tajura ou à Fashlum.






"Dégage" élu mot de l'année 2011 par le Festival du mot


Ar Press News


Brandie comme un étendard lors des révolutions dans les pays arabes du début de l'année, l'expression "dégage" a été choisie comme "mot de l'année" 2011 par le jury du 7e Festival du mot de La Charité-sur-Loire (Nièvre), ont annoncé mercredi les organisateurs.
Cette annonce marque l'ouverture de ce festival qui se tient du 1er au 5 juin.
Une très large majorité du jury, présidé par le linguiste Alain Rey et composé de journalistes, écrivains, sociologues ou encore sémiologues, a choisi le mot "dégage" au sein d'une liste de termes présélectionnés.
S'y côtoyaient également les termes "aggravation", "déclinisme", "girouette", "indignation", "ingérence", "laïcité", "mercato", "patrouilleur", "populisme", "ressortissant", "révolte", "succession", "syndrome", "tablette".
"Cet impératif a été brandi en Tunisie au début d'un mouvement d'insurrection populaire et pacifique, devenu une révolte puis une révolution. Dégage ! signifie à la fois partir, s'en aller, libérer ce qui est coincé, retenu ou encore déblayer, désherber, désencombrer", dit Alain Rey.
L'an dernier, la "dette" avait eu la faveur du jury, succédant à "parachute doré" (2009) et "bling-bling" en 2008.
Le poids des mots, leur pouvoir







La source : Lejdc.fr

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